Nissan fait allusion à la GT-R de nouvelle génération : prix, groupe motopropulseur et une attente d’une décennie

Nissan reconnaît la demande persistante d’un successeur à l’emblématique GT-R (R35), mais les réalités financières actuelles de l’entreprise signifient qu’un nouveau modèle n’est pas imminent. Malgré cela, le développement est en cours, les dirigeants de Nissan décrivant une approche étonnamment pratique d’une GT-R « R36 » de nouvelle génération.

L’équilibre entre performances et prix

L’une des principales préoccupations de Nissan est de conserver l’identité fondamentale de la GT-R : offrir les performances d’une supercar à un prix relativement accessible. Le vice-président senior Ponz Pandikuthira a déclaré sans ambages que la voiture ne peut pas être lancée à 200 000 $, citant le prix initial de la R35 originale de 65 000 $ à 70 000 $. En tenant compte de l’inflation, Nissan vise un juste équilibre entre 120 000 et 130 000 dollars, avec des produits dérivés plus performants pouvant dépasser 200 000 dollars.

Ceci est essentiel car l’attrait de la GT-R a toujours été sa proposition de valeur. Des concurrentes comme la Porsche 911 Turbo S ou la McLaren 720S démarrent nettement plus haut. Nissan reconnaît qu’une nouvelle GT-R doit conserver cet avantage.

Groupe motopropulseur : le V6 hybride est la voie la plus probable

Nissan s’oriente vers un V6 hybride biturbo, s’appuyant sur le moteur éprouvé de 3,8 litres de la R35 sortante. Un groupe motopropulseur entièrement électrique n’est pas envisagé pour le moment. L’entreprise pourrait ressusciter son programme de construction de moteurs Takumi, dans lequel des techniciens qualifiés assemblent chaque moteur à la main. Ce programme a été temporairement interrompu lorsque la production du R35 a pris fin, mais pourrait être relancé lorsque le R36 sera presque terminé.

Chronologie : attendez-vous à une révélation d’ici la fin de la décennie

Pandikuthira suggère que des annonces concernant la nouvelle GT-R pourraient émerger au cours des deux prochaines années, avec un lancement potentiel d’ici la fin de la décennie. Cependant, les obstacles réglementaires mondiaux (en particulier les normes d’émissions plus strictes en Europe) ajoutent à la complexité. La voiture doit répondre à ces normes pour être un produit viable à l’échelle mondiale.

Le rôle de la Z et l’héritage de la GT-R

Entre-temps, Nissan a continué à proposer des voitures performantes, notamment la Z, y compris la variante NISMO à transmission manuelle. La NISMO Z intègre même des composants de freinage de la GT-R, démontrant un engagement envers l’ingénierie de performance.

En fin de compte, la GT-R de nouvelle génération n’est pas morte, mais elle est loin d’être née. Nissan semble déterminé à faire revivre la légende, mais uniquement à des conditions qui correspondent à son identité de marque et aux réalités du marché.

La prochaine GT-R sera soit authentique, abordable et un succès mondial, soit elle n’existera pas du tout. Nissan n’est pas prêt à faire des compromis sur ses valeurs fondamentales au nom de la vitesse.

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