Le Tracer 9 répare les vélos de tourisme cassés

Les motos de tourisme ont perdu la tête.

Les fiches techniques dictent désormais la conception. Les services marketing se disputent sur la puissance tout en ignorant la façon dont quiconque conduit réellement un vélo. Les moteurs deviennent plus gros. L’électronique devient plus épaisse. Le poids grimpe. Le résultat est une machine conçue pour une feuille de calcul, pas pour un trajet du mardi ou une course dans un canyon le dimanche.

C’est excessif. Et c’est lourd.

Le problème des excès modernes

Autrefois, le tourisme sportif était synonyme d’équilibre.

Vous vouliez quelque chose de confortable pour les longues distances mais suffisamment léger pour gravir un col de montagne. Maintenant? Les fabricants traitent ces vélos comme des halls d’hôtel roulants. Carénages énormes. Châssis lourd. Des options de menu infinies enfouies dans les écrans TFT.

Sur le papier, cela semble impressionnant. Sur la route, c’est gênant.

Pensez-y. Combien d’entre vous ont vraiment besoin de 170 chevaux ? Vous êtes arrêté aux feux tricolores. Vous fusionnez sur des autoroutes inégales. Vous roulez sous une pluie soudaine. Le confort y compte. La confiance compte là-bas. Ce n’est pas le cas de l’accélération haut de gamme.

Les cyclistes veulent arriver frais, pas épuisés par un vélo lourd qui vous affronte dans tous les nids-de-poule et dans les rues secondaires.

Le compromis Tracer 9

Yamaha comprend cela.

Le Tracer 9 n’essaie pas de gagner la guerre des chevaux. Il essaie d’attirer votre attention chaque jour. Il est suffisamment petit pour se faufiler dans la circulation, mais suffisamment planté pour avaler des kilomètres entre États.

Il se situe quelque part entre une superbike avec sacoches et un cruiser de luxe. Le point idéal.

Le guidon droit aide. La large poignée vous permet de vous sentir stable. Il n’a pas la masse intimidante d’un véhicule de tourisme sportif phare. Vous n’avez pas besoin de le placer dans une place de parking. Cela fonctionne.

Conçu pour le monde réel

Yamaha n’a pas conçu le Tracer 9 pour une piste d’essai avec des lignes blanches fraîchement peintes.

Ils l’ont construit pour les mauvais trottoirs.

Le châssis donne la priorité à l’adaptabilité. Un cadre Deltabox en aluminium. Une fourche inversée de 41 mm. Un amortisseur arrière lié. Il absorbe le chaos des vraies routes. Il reste calme lorsque le vent se lève ou que le soleil se cache derrière les nuages.

Le moteur le rend également intéressant.

Ce CP3 en ligne trois. 890cc. 117 chevaux. Cela semble étrange à certains, mais il fournit du couple là où vous en avez besoin : bas et milieu de gamme. Vous ne chassez pas les engrenages. Vous tirez.

Le Tracer 9 GT ajoute le kit de tourisme sérieux si vous en avez besoin. Suspension semi-active électronique qui s’adapte à mesure que vous roulez. Poignées chauffantes. Bagages durs. Régulateur de vitesse basé sur le radar. Cela ressemble à une mise à niveau technologique d’il y a dix ans sans perdre l’esprit ludique du modèle de base.

Il offre une sensation haut de gamme sans ballonnement.

Pas trop cher. Pas trop léger.

À partir de 12,5$99$.

Cela sape bon nombre de ses concurrents tout en vous offrant presque toutes les fonctionnalités. Le modèle GT coûte 16,4$99$. Toujours moins cher que les grands flagships européens.

Est-ce le meilleur vélo ? Peut-être pas. Mais c’est le plus honnête.

La BMW F 900XR (12,6$95$) est légère et efficace, bien sûr. Mais ce bicylindre parallèle n’a pas la personnalité du triple de Yamaha. Cela semble fonctionnel, pas excitant.

Le Honda NT1100 (11,9$99$) est un tank. C’est idéal pour traverser les continents mais calme pour les courses de canyons. Il partage l’ADN de l’Africa Twin car il privilégie la sécurité et la stabilité plutôt que le plaisir.

La Triumph Tiger Sport 80 (12,8$45$) est proche. Lumière. Dynamique. Sportif. Si vous préférez l’agilité pure plutôt que la polyvalence, choisissez la Triumph.

Mais la plupart d’entre nous ne sont pas de purs coureurs ou de purs pèlerins. Nous sommes tous les deux. Parfois, nous faisons la navette. Parfois, nous nous enfuyons.

Le Tracer 9 gère ce changement. C’est assez ennuyeux pour être pratique. Assez excitant pour rester intéressant.

C’est une chose rare de nos jours.

La plupart des vélos se spécialisent jusqu’à devenir des outils inutiles pour une tâche donnée. Le Tracer 9 reste polyvalent.

Est-ce que ça ressemble à un jouet ? Ou un outil ?

C’est un peu des deux.

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