Icônes perdues : les voitures des années 1980 que le temps a oubliées

Guerres. Une inflation qui monte en flèche. Des prix de l’essence qui vous ont fait pleurer.

Cela vous semble familier ? Cela devrait. Les années 1980 ont partagé exactement ce cocktail de crainte économique. Ce qui rend les voitures de cette époque d’autant plus intéressantes. Nous ne parlons pas des héros dont tout le monde se souvient. Nous regardons les plus étranges, les plus retardés, ceux qui ont disparu dans l’éther. Certains sont venus du début de la décennie et n’ont trouvé leur rythme qu’à ce moment-là. La plupart sont désormais des fantômes.

Voici ce que nous avons perdu.

Subaru BRAT

(1977)

Ronald Reagan en avait un. Il l’a gardé dans son ranch californien pendant vingt ans. Imaginez ça.

La Subaru BRAT n’était pas seulement un outil. C’était une déclaration. Vendue de 1977 à 1994, elle ressemblait à une Lancia économique qui a renoncé aux faux-semblants. Cela a attiré une clientèle que l’on pourrait s’attendre à voir à l’arrière d’une Mercedes Classe S : des gens qui ont de l’argent, mais aussi le sens de l’humour. Subaru l’a commercialisé auprès des Américains sous le nom de « Fun on Wheels ». En fait, cela est resté.

Plus de 100 000 exemplaires ont été vendus. Les versions ultérieures étaient équipées d’un moteur turbocompressé de 1,8 litre qui semblait vraiment courageux. La voiture s’est avérée si durable et si fiable qu’elle a bâti la réputation américaine de Subaru. Vous voulez savoir comment une entreprise domine les ventes de SUV aujourd’hui ? Tout a commencé avec cette boîte laide et charmante.

Plymouth Sapporo

(1978)

Les accords commerciaux font d’étranges compagnons de lit. Chrysler s’est associé à Mitsubishi. Le résultat fut la Plymouth Sapporo.

Il a essayé de tout offrir. Des options extravagantes pour une box économique. Sièges baquets avec support lombaire. Verre teinté. Rétroviseurs à réglage électrique. Nous pourrions lister les fonctionnalités mais honnêtement, pourquoi s’embêter ? C’était moelleux d’une manière qui a surpris tout le monde. Il promettait 40 miles par gallon. Les performances étaient suffisamment correctes pour satisfaire ses 70 001 acheteurs.

Alors pourquoi tu ne connais pas cette voiture ?

Politique. Changements d’entreprise. Le partenariat s’est refroidi. Mitsubishi a plutôt commencé à proposer son propre modèle, le Conquest. Le Sapporo n’est pas mort par manque de qualité. Il est mort parce que la paperasse a changé. La nouvelle offre était celle de Mitsubishi.

Midas Bronze

(1978)

C’est la tragédie britannique qu’on ne vous a pas enseignée en cours d’histoire.

Harold Dermott dirigeait une petite entreprise appelée Midas. Il a bâti une entreprise qui aurait pu écraser le marché des voitures de sport abordables. Il n’avait pas besoin de rivaliser avec les géants. Il lui fallait juste du temps. Puis le feu éclata. En 1989, un incendie dans une usine a détruit leurs outils, leur avenir, tout. La société a fermé ses portes la même année malgré un succès massif.

Le Bronze a été lancé en 1978. Monocoque en fibre de verre. Style soigné par Richard Oakes. Gordon Murray s’est occupé de l’aéro. Ce fut la première voiture construite de cette façon à réussir les crash tests modernes. Sûr. Rapide. Intelligent. Le dernier modèle Gold atteignait enfin son rythme de vente lorsque les flammes l’ont entièrement dévoré.

Seulement 500 Brondes et Golds ont été fabriquées. Ils acquièrent désormais le statut de culte. Les gens reconnaissent le design révolutionnaire. C’est dommage que nous ne le reconnaissions qu’après sa disparition.

Alfa Roméo Alfa 6

(1979)

Le timing est une maîtresse cruelle.

Alfa voulait construire ceci en 1973. Une grande et belle berline. Puissance V6. Puis la crise pétrolière a frappé. Qui achète une berline assoiffée lorsque la pompe coûte plus cher que votre versement hypothécaire ? Personne. Les dirigeants ont enterré le projet. Ils l’ont consigné au grenier.

Ils l’ont déterré à la fin des années 70, alors que les prix semblaient stables. Ils ont apporté quelques changements. La production a enfin commencé. Mais la voiture qui est sortie de la piste avait l’air vieille. Statut antique immédiat.

Le moteur 2,5 litres à carburateur ? Un joyau. Beau son, belle prestation. Mais il a bu du carburant comme si c’était gratuit. Les acheteurs fronçaient les sourcils. Même en 1979, les chiffres d’efficacité faisaient sourciller. Alfa a réessayé en 1983 avec l’injection de carburant Bosch, un lifting et une option turbodiesel.

Trop tard. L’élan avait disparu. La production s’est arrêtée en 1987. Ils n’ont réussi à en construire que 12 000 exemplaires. Un joli moteur coincé dans une mauvaise stratégie.

Buick Century Turbo Coupé

(1979)

C’est reparti pour la surcompensation américaine.

Buick a décidé d’appliquer la turbocompression à la plateforme Century.

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